3ème édition de l’Eco-carnaval de Malabo : à travers l’Institut français – ICEF de Malabo, la France, moteur de la Fête.

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3ème édition de l’Eco-carnaval de Malabo : à travers l’Institut français – ICEF de Malabo, la France, moteur de la Fête.

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Impulsé en 2012 par l’Institut Français - ICEF (Institut culturel d’expression française) de Malabo, l’Eco-carnaval - festival participatif qui invite jeunes et adultes à prendre conscience des questions éco-citoyennes, et à les faire réfléchir et agir dans un sens responsable – a tenu sa troisième édition du 16 octobre au 15 novembre.

En cette année 2014 décrétée « Année internationale de l’agriculture familiale » par les Nations Unies, c’est le thème « Cultivons notre jardin ! » qui a été choisi. Celui-ci est en parfaite harmonie avec le 23ème sommet de l’Union africaine tenu à Malabo en juin 2014, qui avait pour thème « l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique ».

De nombreuses activités ont été proposées lors de cette troisième édition :

-  La mise en place de « jardins scolaires » dans 5 écoles de la ville

De juillet à novembre 2014, la FENOC GE (fédération nationale des organisations de producteurs de la Guinée Equatoriale) est intervenue dans 5 écoles pour travailler avec les équipes pédagogiques et les élèves à la préparation des terrains, la mise en terre des intrants et a proposé un plan de formation aux enseignants.

5 légumes « courants et consommés à Malabo » ont été proposés à chaque école (tomate, salade, aubergine, oignon, verdure). Chacune d’elles a reçu de l’outillage, des intrants ainsi qu’un manuel pédagogique pour poursuivre cette activité.
Un jury composé du directeur de l’ICEF, d’un représentant du ministère de l’Agriculture et des Forêts, d’un représentant de la section « agronomie » de l’Université de Malabo, et d’un représentant de la FENOC GE a décerné le « prix du meilleur jardin scolaire » à l’école Pilar Buepoyo.

-  Les expositions et les conférences

Inaugurée le 16 octobre dernier lors de la soirée de lancement de la 3ème édition de l’Eco-carnaval, l’exposition « les agricultures familiales, une chance pour la planète » réalisée par le CIRAD, en partenariat avec l’Institut Français et l’AFD a été présentée à l’ICEF de Malabo, au Centre culturel équato-guinéen de Malabo ainsi qu’à la maison de la Culture de Rébola (dans la périphérie de Malabo).

-  Une programmation cinématographique à l’ICEF et dans les quartiers.
Le film français « Tante Hilda ! » de Jacques–Rémy Girerd et Benoit Chieux, a été proposé dans différents quartiers de la ville afin de sensibiliser les enfants, et, dans le cadre de ses « je dis Ciné », l’ICEF a réservé sa programmation d’octobre et de novembre pour présenter des films et documentaires liés à la thématique de l’Eco-carnaval.

-  L’après-midi ludique du 8 novembre

Organisé sur la place publique Ceiba de Waiso, située au cœur de Malabo, à proximité de l’IF-ICEF, cet après-midi avait pour objectif de sensibiliser les enfants, et de permettre de valoriser la production locale. Environ 250 enfants ont participé aux différentes activités proposées par l’Institut français et ses partenaires.
Eco Guinea 2014, ONG espagnole a proposé des activités de sensibilisation au milieu ambiant, ainsi qu’une exposition sur les fleurs en Guinée équatoriale, tandis que REDD+ (ONG Américaine), à travers son programme de protection de la biodiversité sur l’Ile de Bioko, a valorisé ses activités au travers de la vente de produits culturel (DVD sur les singes Mandrill, livres sur les tortues d’Eureka, dans le sud de l’Ile, valorisation de produits artisanaux réalisés par un groupement de femmes dans le sud de l’île). Plusieurs groupements de cultivateurs et de maraichers locaux ont également pu proposer leur production à la vente à la grande joie des visiteurs.

Une pièce de théâtre, sur le thème de la préservation de la biodiversité, présentée par la compagnie locale « Bocamandja » a clôturé cet après-midi riche en échanges et découvertes.

-  La nouvelle décoration du mur d’enceinte de l’Institut français par des artistes locaux

2 artistes plasticiens équato-guinéens, Marta Sofia Dougan Oyono et Juan Carlos Bueriberi, ont été chargés de réaliser un nouveau projet de fresque murale sur la face extérieure du mur d’enceinte de l’ICEF. La proposition artistique consistait, en lien avec la thématique de l’Eco-carnaval, à valoriser le travail des champs. Un mur végétal a également trouvé sa place.

-  L’intervention d’un collectif d’artistes dans un quartier de la ville
Pour la première fois, le centre culturel espagnol de Malabo et l’agence de coopération espagnole ont participé au projet de l’Eco-carnaval. Leur soutien a permis la venue à Malabo de deux artistes (dont un français), membres du collectif BASURAMA (Madrid) pour réaliser une intervention artistique dans un quartier populaire de la ville situé en face du marché central de Malabo.

Définie conjointement avec la Municipalité, cette intervention a permis d’impliquer les habitants dans la mise en place d’une réalisation collective. Compte tenu du nombre très important d’enfants, c’est un module de jeu, exclusivement construit avec des matériaux de récupération, qui a été proposé et validé par les autorités.

-  Le défilé dans les rues de Malabo

Le 15 novembre, point d’orgue, un cortège est parti du marché de Sému (marché situé dans un quartier populaire de la ville) pour rejoindre la Place Ceiba de Wayso à proximité immédiate de l’Institut. Il était composé de plusieurs chars suivis par les représentants de diverses organisations d’agriculteurs locaux, d’enfants et d’adolescents marchant sur des échasses, de plusieurs percussionnistes, de danseurs professionnels et amateurs, de plus de 350 élèves venant de 5 écoles de la ville, de plusieurs marionnettes géantes « les grandes personnes de Boromo » construites par les jeunes guinéens sous la direction d’artistes du Burkina Faso invités pour l’occasion, et des entreprises et institutions associées à l’organisation de cette manifestation culturelle.

La déambulation a duré un peu plus de trois heures et a drainé sur son passage un grand nombre de personnes qui se sont jointes à un cortège festif et surchauffé. A mi-parcours, une pause a été observée pour permettre l’installation au « Barrio chino », d’une balançoire fabriquée par le collectif BASURAMA. La fête s’est achevée sur la Place Ceiba de Wayso avec une chorégraphie d’ensemble coordonnée par Gorsy Edu Abaga, chorégraphe équato-guinéen, suivie du dévoilement de la nouvelle fresque peinte par Marta Sofia Dougan et Juan Carlos Bueriberi sur le mur d’enceinte de l’Institut Français-ICEF.

Un succès confirmé pour un évènement fédérateur désormais ancré dans la vie de la ville de Malabo

La mobilisation a été très forte et de nombreuses énergies se sont regroupées pour préparer cette nouvelle édition de l‘Eco-carnaval qui s’inscrit désormais dans la fête de Santa Isabel, patronne de ville de Malabo. Les ateliers ont été pris d’assaut pour préparer l’évènement : pendant 15 jours avant le grand défilé, plus de 80 personnes se sont réunies chaque après-midi à l’ICEF pour fabriquer les accessoires, participer aux ateliers échasses, construire les marionnettes géantes ou encore fabriquer les décorations des chars.

Les autres centres culturels de la ville ont également pris part aux préparatifs et à l’organisation de cette édition comme l’a démontré la prise en charge intégrale par la coopération espagnole de l’invitation du collectif « BASURAMA » ou encore, les ateliers ou l’exposition accueillis au centre culturel équato guinéen ou à la casa de la cultura de Rébola.

Plusieurs collectifs de bénévoles ont participé à l’Eco-carnaval, ce qui démontre la motivation des jeunes pour être impliqués dans ce type de projet. Le collectif « barbario » ou les volontaires de la casa de la cultura de Rebola ont également eu un rôle très important d’encadrement lors du défilé.

L’Eco-carnaval de Malabo, organisé par l’Institut français – ICEF de Malabo a été financé par plusieurs sponsors : TOTAL, l’Ambassade des Etats-Unis, Marathon Oil, les entreprises françaises (Bouygues bâtiment, Razel, Guineanet, Guinaco) et la FAO, et a bénéficié du soutien des différents médias locaux.

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Dernière modification : 09/02/2015

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