Journée mondiale contre la peine de mort (10 octobre 2017)

La peine de mort n’est pas la justice, c’est l’échec de la justice.
Son application est interdite par de nombreux textes internationaux.
L’abolition de la peine de mort est une cause hautement symbolique, qui rappelle l’universalité des droits de l’Homme.

A l’occasion de la 15ème journée mondiale contre la peine de mort et du 40ème anniversaire de la dernière exécution en France, la France rappelle son attachement à l’abolition universelle de la peine de mort.

La France est opposée à la peine de mort, en tous lieux et toutes circonstances. Elle est engagée en faveur de l’abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace et appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d’une abolition définitive.

Nous saluons ainsi la décision de la Mongolie, effective depuis le 1er juillet 2017, d’abolir définitivement la peine de mort, ainsi que l’engagement à l’abolir pris par le président gambien Adama Barrow devant les Nations unies le 21 septembre. Nous saluons également l’abolition en 2016 de la peine de mort pour tous les crimes au Bénin et à Nauru et l’adoption par la Guinée d’un nouveau code pénal ne prévoyant plus ce châtiment.

Nous souhaitons marquer notre préoccupation quant au recours persistant à la peine de mort, notamment en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Irak, et aux États-Unis, ou à la reprise des exécutions au Nigéria, à Bahreïn, au Koweït ou en Jordanie. La France est également préoccupée par la volonté des autorités des Philippines de réintroduire la peine de mort, après son abolition en 2006.

Pour marquer cet événement, une série d’interviews télévisées sera organisée au Quai d’Orsay le 10 octobre à partir de 18h et retransmise en direct sur les réseaux sociaux. Ces échanges seront centrés sur le thème de la peine de mort et de la pauvreté et bénéficieront des témoignages de Shreya Rastogi, avocate indienne ; Joaquin José Martinez, ancien condamné à mort aux Etats-Unis, innocenté ; Taieb Bessadok, avocat de Maher Manaï, ancien condamné à mort tunisien ; et Urbain Yamaego, coordinateur de la coalition contre la peine de mort du Burkina Faso.

Vous pouvez d’ores et déjà nous adresser vos questions ou les poser en direct le 10 octobre 2017 à partir de 18h via la page Facebook du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Le programme complet de la journée se trouve : ici

Dernière modification : 17/10/2017

Haut de page