La coopération de sécurité intérieure

2. LA COOPERATION DE SECURITE INTERIEURE

L’officier supérieur de Gendarmerie en poste à MALABO est placé auprès du Ministère de la Sécurité nationale. Intégré au sein des forces de sécurité, il intervient aux côtés du haut commandement pour développer des projets de coopération dans le domaine de la sécurité intérieure avec le soutien de la Gendarmerie, de la Police et de la Protection civile françaises. Les actions s’articulent autour de trois axes essentiels et complémentaires : institutionnel, formation, modernisation.
En parallèle, l’extension au profit de la Guinée Equatoriale des projets français « ASECMAR » et européen « CRIMGO », tous deux destinés à lutter contre la criminalité maritime dans le golfe de Guinée, a ouvert un nouveau champ de coopération, essentiel à la protection des intérêts nationaux et favorable à l’approche globale de cette problématique de niveau régional.

L’appui institutionnel.
Poursuivant une tradition remontant au début des années 80, le partenariat entre la Guinée Equatoriale et la France vise en premier lieu, à soutenir la structuration des forces de sécurité intérieure afin d’optimiser les capacités de réponse aux menaces, notamment dans les domaines de la police judiciaire, de la sécurité routière, de la protection civile et de la gestion démocratique des foules.

Le soutien à la formation
Elément indispensable au développement, la formation constitue la pierre angulaire de la coopération de sécurité conduite au bénéfice de la Guinée Equatoriale. Des financements importants y sont consacrés pour accompagner les policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers guinéens dans leur démarche de perfectionnement. Outre les stages proposés en France et dans les différentes Ecoles Nationales à Vocation Régionales (ENVR) du continent Africain, des actions de formation sont également organisées in situ, en Guinée Equatoriale. Destinées à favoriser la maîtrise des meilleures pratiques en matière de sécurité des personnes et des biens, celles-ci sont conduites par des experts français, détachés pour la circonstance.

A titre d’exemple, la police et la gendarmerie ont pu bénéficier en 2014 d’une formation d’un mois dans le domaine de la police judiciaire et en 2015, les Sapeurs-pompiers d’une formation de « chef de garde des services d’incendie et de secours » grâce à l’intervention respectivement d’un officier de gendarmerie et de deux militaires de la Brigade des Sapeurs-pompiers de Paris.

Formation à la police judiciaire par un officier de gendarmerie au profit de la police et de la gendarmerie de Malabo

Formation de « chef de garde » à Malabo par des experts de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

Complément indispensable dans le seul pays hispanophone d’Afrique, l’enseignement du français constitue un objectif prioritaire pour contribuer au rayonnement des forces équato-guinéennes dans une région majoritairement francophone.

Ci-contre : Remise des diplômes au Centre d’instruction au français de Rochefort.

Au total en 2015 la coopération française de sécurité a permis la formation, tous domaines confondus, de 95 officiers et sous-officiers policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers.

L’appui à la modernisation.
Il constitue le dernier volet du triptyque de la coopération de sécurité, dont il parachève la cohérence d’ensemble. L’acquisition des compétences s’accompagne logiquement de la mise en place de matériels et d’équipements adaptés qui offrent aux personnels des unités de terrain des conditions d’exécution de leur métier conformes aux standards les plus évolués dans le domaine de la sécurité des personnes et des biens et du concours à la justice. L’achat de matériel nécessaire à la collecte des indices et des preuves scientifiques, prévu dans le projet de renforcement de la police judiciaire, permettra par exemple d’équiper les unités spécialisées dans ce domaine.

Renforcement de la sécurité maritime.
Considérant l’importance des enjeux, en particulier économiques, de la sécurité maritime pour les Etats côtiers d’Afrique centrale et de l’ouest, la France a décidé, d’étendre en 2014 les bénéfices du projet « ASECMAR » (Appui à la Sécurité Maritime dans le golfe de Guinée) à la Guinée Equatoriale. S’inscrivant dans la dynamique régionale, consacrée lors du Sommet de Yaoundé en juin 2013, cette initiative offre un large panel de formations techniques dans des domaines très variés (droit de la mer, anglais et français maritime, police de la pêche, lutte contre les pollutions, le narcotrafic, l’immigration illégale).
En 2015, le projet européen « CRIMGO » est venu élargir encore l’éventail des opportunités offertes à la Guinée Equatoriale pour renforcer son expertise nécessaire au dispositif de lutte contre la criminalité maritime.
Depuis leur lancement en Guinée Equatoriale, ces deux projets ont permis de financer 8 stages de formation au profit d’une dizaine de cadres des forces de sécurité et de la Justice.

Dernière modification : 03/12/2015

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